Image du Logo VacanciaL

2016 :
80 ème anniversaire des Congés payés !

Exposition « L’Armada de la Plage »

Cette exposition présente, sous ses différents aspects, la flotte qui a toujours accompagné l’évolution de la plage, du yachting au nautisme, du canoë au motonautisme, ou encore du surf au windsurf et toutes les sortes d’engins flottants que l’on a pu inventer...

Flèche vers le HAUT Flèche vers le BAS

Quelques photos de l’exposition L’Armada de la Plage

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Image D320_P1040959.JPG Image D320_P5270018.JPG Image D320_P5270008_V.JPG
Image D320_P5270009_V.JPG Image D320_P1040964.JPG Image D320_P1040967.JPG
Image D320_P5270014_V.JPG Image D320_P1040957.JPG Image D320_P5270013_V.JPG
Flèche vers le HAUT Flèche vers le BAS

Exposition L’Armada de la Plage : finalité et thèmes développés

Affiche de l’exposition L’Armada de la Plage

Montée en 2010, l’exposition « L’Armada de la Plage », prennant naturellement la suite de l’exposition « L’Épopée de la Plage », se focalise sur le thème de la plaisance et le nautisme de plage.

Elle présente donc, sous ses différents aspects, la flotte qui a toujours accompagné l’évolution de la plage, du yachting au nautisme ou du canoë au motonautisme, ou encore du surf au windsurf et toutes les sortes d’engins flottants que l’on a pu inventer.

Autant de modes de loisirs qui ont accompagné nos ébats sur l’eau, et notre vie sur la plage et en bord de mer.

L’exposition se présente sous la forme de scénographies développant les thèmes suivants :

Du yachting au nautisme

Pendant des siècles, les seules voiles qui sillonnaient les mers n’ont été destinées qu’aux services du transport, de la pêche ou de la guerre. Avec le développement des loisirs, elles vont devenir un sport pour les vacanciers. Commence alors les fameuses régates, qui enchantent les vacances de ceux qui y participent, issus de la grande bourgeoisie, car les bateaux fabriqués à l’unité sont chers, mais aussi de ceux, plus modestes, qui du rivage saluent de leur canotier ces valeureux marins du plaisir.

C’est en 1899 qu’est fabriqué, à Lorient le premier monotype, série de petits bateaux construits à l’identique pour en abaisser le coût. Il s’appelle le Morbihan, mesure 4,16 m de longueur, et a très vite un vif succès.

C’est la voie de la démocratisation de la plaisance, d’autres monotypes lui succèderont, mais leur technique de fabrication les rend encore inabordables financièrement pour le grand public.

Après une première tentative de démocratisation de la plaisance, avec la création, en 1931, du premier dériveur léger transportable le Plongeon, il faudra attendre l’après guerre pour assister à la véritable démocratisation du nautisme, avec l’apparition du dériveur moderne, et notamment l’émergence de nouveaux matériaux comme le contreplaqué, dont l’exemple le plus emblématique est le Vaurien, créé en 1951 par Jean-Jacques Herbulot à la demande du centre nautique des Glénans, qui rêvait d’un dériveur bon marché pouvant être mené par 2 adultes ou adolescents.

C’est le début d’une grande saga de la plaisance de plage, avec la création d’une véritable armada de dériveurs, qui au fil du temps vont habiter nos plages.

Ainsi selon l’utilisation que l’on veut en faire, le budget que l’on possède, et le nombre d’équipiers que l’on a, on pourra choisir l’unité qui convient le mieux parmi le choix varié qui s’offre au futur marin :

Également, nombre de clubs nautiques se créent alors, sur tout le littoral, et même dans les terres. Beaucoup de futurs marins s’engagent dans ces clubs pour suivre le parcours initiatique qui va de l’Optimist ou la Caravelle au Vaurien, pour évoluer vers le 420, le 470 ou le 505, et pour les solitaires le Moth ou le Finn.

Le motonautisme et les plaisirs de la glisse

Depuis la création de l’automobile et du moteur à explosion, l’idée de développer ces techniques sur l’eau, pour le plaisir, a fait évoluer une autre forme nautisme : le motonautisme. D’abord appelés canots automobiles, ces bateaux ont ensuite pris des noms différents selon leurs types et leurs utilisations, Runabout, dinghy, vedette ou cabin-cruiser.

Cependant le moto nautisme jusque dans les années 50 est un loisir cher réservé à une clientèle aisée, qui justifie l’aphorisme suivant : « Un canot automobile est trou dans l’eau, entouré de bois, dans lequel on verse de l’argent, et ça va vite... »

Là aussi, le progrès social et technique de l’après guerre va démocratiser la pratique du bateau à moteur.

Les matériaux et les techniques de construction utilisés vont évoluer vers des unités plus légères, plus faciles à utiliser et à transporter, et des moteurs vont être de plus en plus fiables et performants, avec un encombrement de moins en moins important. Cela va également permettre une diminution des coût et donc des tarifs proposés.

Ainsi, beaucoup de constructeurs navals issus de la voile ou du canoë se lancèrent dans ce marché, en pleine expansion et dont l’avenir se présentait prometteur.

Ainsi, des ateliers nautiques comme Rocca, Jeanneau ou Seyler développèrent toute une gamme de bateaux, du plus modeste au plus sophistiqué, avec comme modèle Chris Craft ou encore Riva.

Même la régie Renault s’y mit, en proposant, fin des années 50, la Dauphine de la mer, sur le modèle de la voiture populaire, la fameuse Dauphine. Contre toute attente, elle fit un flop, car personne ne voulait de cette petite unité sous-puissante et peu confortable.

En bois, puis en polyester et même en caoutchouc avec les pneumatiques, ils sont devenus les engins nautiques du bord de mer incontournables aux joies de la plage, et ont accompagné de nouveaux loisirs de glisse comme le ski nautique, dont on doit l’invention en France, dans les années’20, à un skieur alpin qui habitait Annecy. C’est sans doute la beauté du lac qui lui a inspiré l’idée saugrenue de se faire tracter par un bateau. La pratique de la glisse sur l’eau s’est rapidement perfectionnée et démocratisée et a suivi le succès du motonautisme.

La balade sur l’eau en canoës, kayaks et périssoires

Début des années 50, le canoë est la première pratique de plaisance en France, avec 22% de propriétaires. Cela s’explique pour plusieurs raisons.

D’abord c’est une des activités nautiques populaires les plus anciennes, avec notamment les périssoires, petites embarcations simples en bois que l’on voit apparaître fin du 19ème siècle le long de nos rivières et de nos plages.

Ensuite le canoë, populaire, inspiré des canoës canadiens, s’est développé fortement dans les années 30, avec la création de nombreux chantiers de constructions comme Seyler, Rocca, Sadoux, Plé ou Dussonet, et la mode des activités de plein air, portée par une fédération de canoë kayak dynamique et une association de tourisme : le Touring Club de France.

Enfin, ce sont des unités peu onéreuses et surtout facilement transportables. Elles sont également très polyvalentes, puisque l’on peut y ajouter un gréement léger qui permet de les utiliser à la voile. C’est aussi une embarcation qui permet, avec un minimum de matériel de camping, de faire du cabotage le long des rivages. Le canoë va ainsi, dans les années 50, continuer son succès amorcé avant guerre et être le symbole de la liberté et des plaisirs du plein air accessibles à tous. Mais la diversité grandissante des loisirs sportifs, la démocratisation de la voile et l’apparition des premiers croiseurs légers habitables, vont porter ombrage au canoë.

Il va aussi, dans un environnement plus balnéaire, devenir un des engins de plage les plus fréquents, avant d’amorcer là aussi son déclin début des années 60, remplacé dans cette tendance par toute sorte de bateaux pneumatiques et planches diverses, encore plus économiques et transportables.

C’est le kayak qui, en quelques décennies, va supplanter le canoë en rivière et encore plus en mer, fort de son autorisation à naviguer à un mile des cotes. Le kayak de mer permet donc à nouveau de véritables randonnées, ce qui n’est plus le cas du canoë, considéré aujourd’hui comme engin de plage et tenu de rester à 300m des cotes. C’est d’autant plus une injustice qu’il avait largement fait preuve de ses qualités nautiques, et procuré bien du plaisir durant plusieurs décennies à une population modeste mais désireuse d’aventure et de découverte.

Les pneumatiques en tous genres

En France comme à l’étranger, les progrès considérables des matériaux dans l’immédiat après guerre engendrent une offre de nouveaux produits nautiques, plus efficaces, plus performants, plus fiables et moins chers.

Il en est ainsi pour les canots pneumatiques de toute taille. C’est à la suite d’une commande militaire que Pierre Debroutelle, infatigable ingénieur de la société Zodiac, conçoit en 1937 un bateau pneumatique pour le transport rapide de bombes. Cette embarcation rustique peut être considérée comme l’ancêtre du canot pneumatique moderne. Il sera rapidement le symbole de l’accession aux plaisirs du motonautisme pour tous.

Après les exploits solitaires d’Alain Bombard en 1952, qui créera sa marque, et malgré sa tragique démonstration à Etel en 1956, le grand public s’enthousiasme pour ce type de bateaux. Zodiac et Bombard seront bientôt suivis et l’idée de l’engin gonflable flottant sur l’eau sera reprise par de nombreux fabricants, qui la déclineront dans toute une gamme d’articles de plage (on dit fabricant pour les pneumatiques et constructeur pour les unités nautiques en dur).

Au fil des ans on trouvera à l’étal des bazars de plage des embarcations de plus en plus légères pour tous, petits et grands. Les améliorations de la chimie autorisent d’ailleurs des couleurs de plus en plus éclatantes, renforçant ainsi l’image ludique de ces engins.

D’autres articles de plage profiteront de ces innovations. Des matelas, des bouées, toute une gamme flottante va bientôt naître, l’occasion pour beaucoup de se faire quelques frayeurs mémorables et de rafraîchissants souvenirs de vacances.

Une célèbre marque de carburant, Fina pour ne pas la citer, en fera même le symbole de la fidélité de ses clients, et ainsi sa promotion sur tout le littoral.

Le surf, le windsurf et les plaisirs de vague et de vent

Les origines du surf se situent dans le Pacifique. Avant de devenir un sport, le surf était une discipline réservée au prétendants au trône. La première personne à avoir aperçu un surfeur est James Cook (marin britannique qui découvrit les Iles Hawaii en 1779) aux îles Sandwich...

Malgré les rumeurs d’un certain Jan Willem Coenraads Nederven ayant surfé aux Pays-Bas dans les années 30 et la tentative de Pedro Martins de Lima en 1953 sur la plage de Caparica au Portugal, qui se solda par une jambe cassée, il est communément accepté que le berceau du surf en Europe se trouve à Biarritz. Si septembre 1956 est la date des premiers débuts de Viertel et Hennebutte, on a tendance à considérer 1957 comme l’année de référence où un bouillonnement de groupe lança le surf sur la voie de la postérité. Si l’on entend souvent parler des Tontons Surfers, c’est plus souvent pour évoquer les années 60 que réellement les premières années où le surf balbutia à l’écart des grands courants californiens et australiens.

C’est effectivement dans les année 60 puis 70 que le surf va réellement se développer, notamment sur la cote aquitaine, mais aussi en Bretagne où quelques spots attireront quelques émules.

Cet engin de plage sera aussi à l’origine d’une autre activité nautique qui va connaître dans les années 70/80 un succès considérable : la planche à voile.

C’est vers 1965 que deux californiens, Jim Drake et Hoyle Schweitzer, respectivement ingénieur en aéronautique et programmeur analyste, ont eu la brillante idée de combiner une voile et une planche de surf, en mettant une voile sur un surf, pour pouvoir pratiquer leur sport favori, même par mer calme. Ils disposent un aileron à l’arrière et une dérive au centre pour assurer la stabilité. Nul besoin de gouvernail, le mouvement d’avant en arrière du gréement permet de se diriger. Quatre ans plus tard, la première planche à voile manufacturée, connue sous le nom de windsurfer, fait son apparition sur les plages californiennes. La planche à voile est née et déferle sur les côtes européennes près de 10 années plus tard.

En 1974, en France, les premières Windsurfers sont importées par Charles Daher, Patrick Carn et Yves Loisance, convaincus des destinées de l’engin. Dans les premiers temps les planches à voiles sont surtout louées sur les plages au même titre que les Pédalos. En 1976 et 1977 c’est l’explosion de la planche à voile, sur les autoroutes des vacances on roule mât contre mât, à cette époque la planche à voile est un loisir populaire. De nombreuses marques de planches à voile vont naître en France (Dufour, Sainval, Océanite, Crit, Flysurf, Jetsurf, Magnum, Reix, Speedy, Opensurf, etc), du fait qu’aucun brevet n’est déposé dans notre pays.

Balade en famille ou régate, les planches envahissent nos plages et connaîtront une évolution rapide et extraordinaire. Elles se déclineront en différents modèles, selon le plaisir et les sensations recherchées. Même si elles connaissent aujourd’hui un petit déclin dans leurs attributs d’origine, la sensation de vague et de vent continue avec le kitesurf.

Les petits bateaux et les joies du bord de plage

Marcher sur l’eau, l’idée n’est pas nouvelle, mais à la plage elle trouve toute sa place, tous ses espoirs. Sur l’eau, le génie inventif, parfois farfelu, va se développer et proposer à une population, toujours en quête, des sensations nouvelles, des plus accessibles aux plus ardues.

L’ingéniosité balnéaire abonde d’invention d’engins flottants de tout genre, pour s’amuser, pour pêcher, pour se balader...

Ainsi des plates traditionnelles des pécheurs sont transformées en annexes, pour aller de la plage à l’embarcation principale qui ne peut accoster près du rivage, ou bien encore la chambre à air du tracteur qui devient un plongeoir flottant complice des ébats mouillés des enfants.

Et puis le pédalo, dont l’origine est d’associer bicyclette et bateau, avec finalement l’association, après moult tentatives, d’une idée nordique du principe de 2 gros flotteurs. L’amélioration du système par un italien, qui y installe une petite roue à eau à pédale, assurera les beaux jours du pédalo, emblématique du loisir pour tous sur l’eau. Il aura un succès très fort surtout sur les côtes méditerranéennes, ou sur les lacs où les eaux sont plus calmes et où de nombreuses stations ont adjoint ce divertissement familial à leurs prestations. D’ailleurs le pédalo ne peut rien pour valoriser l’ego des loups de mer du dimanche et n’a d’autre ambition que de ravir les estivants joueurs. Ce n’est pas là sa moindre qualité.

À votre disposition pour consultation ou téléchargement : le Livret de présentation de cette exposition

Flèche vers le HAUT Flèche vers le BAS

Fiche-expo

En vue d’une prochaine location de tout ou partie de cette exposition, consultez ou téléchargez la fiche-expo ci-dessous (2 pages R/V), qui en résume le fil conducteur et indique les différentes versions et tarifs de location proposés, ainsi que les prestations qui pouvent y être associées :

alt : Incorporation de la fiche-expo 'L’Armada de la Plage'
Flèche vers le HAUT Flèche vers le BAS

Composition

L’exposition « L’Armada de la Plage », dans son intégralité, est composée :

Flèche vers le HAUT Flèche vers le BAS

Bâches à suspendre

Flèche vers le HAUT Flèche vers le BAS

Panneaux didactiques

Panneau_AP_Voi_1 Panneau_AP_Ram_1 Panneau_AP_Ram_2 Panneau_AP_Mot_1 Panneau_AP_Mot_2 Panneau_AP_Mot_3 Panneau_AP_Vag_1 Panneau_AP_BdM_1 Panneau_AP_Voi_2 Panneau_AP_Voi_3
Flèche vers le HAUT Flèche vers le BAS

Objets

Flèche vers le HAUT
Page (ré)éditée le 06/02/2016 Mentions légales Contact Hébergement par Planet-Work